Un ensemble de sections ouvrières dépendant de La Confédération Démocratique du Travail, La Fédération Démocratique ...
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Un ensemble de sections ouvrières dépendant de La Confédération Démocratique du Travail, La Fédération Démocratique ...
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L’ère de Hassan II a laissé un lourd héritage, dont le dossier Al Adl Wal Ihsane. La méthode consistant à assiéger et à vouloir étouffer le mouvement n’a pas réussi à le dresser, ni à le faire plier. Dès le début de la dite « nouvelle ère », le pouvoir a essayé de se débarrasser du dossier, très encombrant en matière de droits humains, de l’assignation à résidence de M. Abdessalam Yassine, tout en l’exploitant pour envoyer des messages de bonne volonté signifiant qu’il avait rompu définitivement avec le temps des violations de ces droits. Mais il n’a pas supporté l’idée de voir la jamaa s’ouvrir sur le peuple en organisant aux quatre coins du pays des portes ouvertes qui, au printemps 2006, accueillirent des foules de visiteurs venues faire connaissance avec ce mouvement. L’ex-ministre de l’intérieur, Chakib Benmoussa, déclara alors qu’en multipliant ses activités, le mouvement se plaçait dans une position de hors la loi, donnant ainsi le signal à une campagne féroce contre lui : des séries d’arrestations et de poursuites contre ses membres, sans distinction de sexe ni d’âge, des perquisitions et de mise sous scellés de maisons, des procès en masse pour des motifs infondés : des rassemblements sans autorisation, appartenance à un mouvement illégal…avec un bilan très lourd comprenant entre autres des verdicts très sévères, des amendes très lourdes, des mesures de représailles impitoyables…
Parallèlement, une campagne de dénigrement démarra ,s’attaquant à la renommée et au projet de changement du mouvement, s’employant à déformer son image en l’accusant de superstition et d’attentisme et s’essayant à faire fuir le peuple de ses activités, en visant ses rencontres, en violant ses lieux de rencontres et en poursuivant ses membres. Dans certaines régions, les autorités ont même mis sous scellés les maisons des membres, où ils tenaient leurs rencontres (Oujda, Bouârfa, Béni Mellal, Témara, Nador) chassant les propriétaires qui, par là, sont subitement devenus des sans-abris.
Et pour preuve, après six ans,les deux maisons de Bouârfa et Oujda sont encore sous scellés, les autorités s’abstenant d’assumer leurs responsabilités : le tribunal s’étant prononcé pour l’incompétence, l’autorité territoriale représentée par la wilayat d’Oujda se déclarant inapte à traiter ce dossier qui dépasse ses prérogatives, le procureur du roi à Bouârfa déchargeant dans une lettre officielle la justice de toute responsabilité. Or, comment la justice peut-elle se désengager de sa responsabilité pour mettre fin à l’arbitraire en ignorant la tragédie de familles entières chassées de leurs maisons par des mesures injustes ? Quel crédit ont alors les slogans affichés de valeurs universelles et de pactes internationaux ?
Aujourd’hui, et à l’occasion de la campagne impitoyable menée contre la jamaa, les autorités marocaines se trouvent dans un véritable dilemme en matière de droits humains qui infirme ses prétentions affichés, sans parler des procès arbitraires contre les journalistes, les militants, les activistes de la dynamique marocaine et les victimes de la marginalisation sociale dans un certain nombre de villes comme Taza, Béni Mellal, Safi,El Hoceima,etc. comme du dossier de la torture dans les commissariats, les locaux des services de renseignements et les prisons.
Tout cela jette de l’ombre sur la situation des droits humains au Maroc d’aujourd’hui, remet en question toutes les prétentions à la réforme, fait accroître le nombre des incrédules comme des preuves de l’absence de toute volonté de réforme.
