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Al Adl Wal Ihsane à Fès condamne la violence des extrêmes-gauchistes
Al Adl Wal Ihsane - Fès
Secrétariat Provincial du Cercle politique
Communiqué
Depuis quelques mois, l’université marocaine connaît une agitation générale fomentée par les bandes des extrémistes de gauche, des hordes dont le mot d’ordre est la "violence révolutionnaire" et le langage de la crise au lieu du dialogue estudiantin. Ils ont commencé à imposer leur agenda à l’ensemble des étudiants par les menaces, la terreur et les affrontements sanglants, à travers des milices armées de chaînes de fer et d’épées. Ils ont sévi dans les campus universitaires et tout autour, dans l’impunité totale. Cela, dans le seul but de créer un climat de terreur chez les étudiants et quiconque aurait l’audace de s’opposer à leurs options. Ce qui démontre qu’un complot est en train de se préparer pour imposer la suprématie totale sur l’université et l’exclusion de tous les opposants aux méthodes violentes et fascistes dans la gestion des problèmes de la scène estudiantine. Ils refusent le dialogue, l’ouverture des dossiers véritables liés aux soucis des étudiants et l’inauguration de véritables batailles de militantisme concernant les droits et les revendications légitimes des étudiants. Ils s’obstinent à entraîner les autres factions dans de fausses batailles et plonger l’université dans des bains de sang et une anarchie qui ne servira que les desseins du despotisme makhzénien dans le pays.
L’université Dhar Al Mahraz - Fès a eu droit à la grosse part, avec l’arrivée d’éléments étrangers expulsés d’autres universités, à cause des confrontations. Les étudiants d’Al Adl Wal Ihsane ont été victimes de deux opérations terroristes, la première vendredi 30 novembre 2011 et la deuxième vendredi dernier 13 janvier 2012. Au cours de ces attaques, dix étudiants ont subi des agressions à coup de chaînes et d’épées, se retrouvant pour la plupart gravement blessés. De ce fait, le campus universitaire fut sur le point d’exploser, n’était-ce la miséricorde Divine et la sagesse de ceux qui ont opté pour le principe indéfectible de la non- violence.
Ce genre de pratiques que certaines troupes de parias expulsés tentent d’imposer, n’entraîneront à leurs fauteurs – et les complices dissimulés parmi eux – que des malheurs s’ils s’obstinent dans cette voie, car, à tout acte répréhensible, un autre dissuasif.
Nous, au Secrétariat Provincial, condamnons fermement ce genre de comportements et considérons qu’ils font partie des conspirations makhzéniennes, au lieu d’unir les efforts pour libérer l’université et en faire un espace de dialogue, d’échange d’opinions et d’initiatives. Nous appelons toutes les factions estudiantines à agir avec sagesse et raison, à bannir la violence et l’exclusion, et à faire preuve de maturité tant exigée par la phase actuelle dans la lutte pacifique contre la tyrannie. L’heure n’est plus au gaspillage des énergies dans les confrontations absurdes dont les instigateurs ne sont que des éléments dissimulés dans les rangs des étudiants.
Pour ces raisons, nous affirmons ce qui suit :
1. L’obligation pour toutes les sphères : partis, organisations de la société civile et médias à assumer leurs responsabilités à dénoncer et divulguer ces agissements, au lieu de garder le silence sur la confusion que certaines veulent instaurer par la violence et entraîner l’université vers la catastrophe.
2. L’université est un espace commun d’interaction et d’échange qui n’est l’apanage d’aucune partie , quelle que soit son idéologie. De ce fait, toute tentative de semer le trouble ou la zizanie vis-à-vis des autres parties, devient chauviniste, partiale, sectaire et fanatique . Elle ne peut être dirigée contre l’émancipation et la démocratie dont se vantent certains groupes, au moment où ils contribuent à asseoir la dictature de l’option unique malgré ses anomalies et sa nature extrémiste.
Le Secrétariat Provincial du Cercle Politique - Fès
Jeudi 19 janvier 2012
Publié le: mardi 24 janvier 2012






