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Communiqué des détenus d’Al Adl Wal Ihsane à Fès
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Au nom de Dieu, le Clément, le Tout – Miséricordieux Et que Sa prière et Salut soient sur Son Messager, ses compagnons et sa noble descendance
Communiqué des détenus d’Al Adl Wal Ihsane à Fès « Grâce » à ses services de Renseignements, l’Etat est pris au piège
Au nom de Dieu, le Clément, le Tout – Miséricordieux Et que Sa prière et Salut soient sur Son Messager, ses compagnons et sa noble descendance
Communiqué des détenus d’Al Adl Wal Ihsane à Fès « Grâce » à ses services de Renseignements, l’Etat est pris au piège
Les autorités makhzéniennes confirment que l’Etat marocain est concrètement un Etat de répression et de terreur… Ne se contentant pas de nous torturer et de nous humilier, nos familles et nos sympathisants ont, eux aussi, eu droit, et pour la deuxième fois, au tabassage et à la brutalité sauvage des corps répressifs à Fès.
Ainsi, ce 1er juillet 2010, au lendemain de notre transfert de Casablanca à Fès, les troupes makhzéniennes, munies d’un arsenal très imposant, ont empêché nos familles de s’approcher de la Cour d’Appel où on nous fit comparaître devant le Procureur Général puis devant le Juge d’Instruction pour une enquête préliminaire.
Elles furent dispersées à coups de gourdin. Bilan : un blessé grave qui a été évacué vers l’hôpital et des dizaines d’arrestations. En même temps, de hauts responsables donnaient leurs instructions pour que notre entrée se fasse en grande pompe : un cortège de plus de 10 estafettes, avec sirènes et klaxons à fond, qui traverse des rues aux cafés bondés et paralyse la circulation.
Le 13 juillet, même scénario. On nous fit comparaître devant le Juge d’instruction dans le cadre de l’enquête détaillée. L’intervention pour disperser nos parents et amis fut plus musclée. Tabassage intense contre vieillards, enfants et femmes ayant entrainé des fractures, arrestations après une chasse farouche, de toute personne ayant osé approcher le périmètre du tribunal. Après une instruction qui a duré huit heures, le même cortège hollywoodien nous ramène, et avec le même scénario, comme si ces hautes instances voulaient nous présenter à l’opinion publique comme étant de dangereux criminels qui menacent la paix sociale.
En demeurant des détenus privés de notre droit à la présence de nos parents et de leur soutien à l’extérieur du tribunal, nous déclarons à l’opinion publique que notre arrestation et notre poursuite, fondées sur un mensonge tissé par un appareil dont l’espion se vante, dans les médias, de ses vils services pour affirmer son « patriotisme », prouvent clairement qu’un Etat tout entier s’est laissé entraîner dans une menterie contre des citoyens dont la culpabilité n’a guère été avérée.
Qu’est-ce donc cet Etat de « droit » qui mobilise tous ces appareils, de cette manière et avec toute cette violence, pour la simple plainte d’un citoyen ??? Ne s’agit-il pas plutôt d’une mauvaise mise en scène visant à dénigrer un mouvement dont la crédibilité est solidement établie et qui est renommé par sa non-violence ?
Les fils du complot commencent à se dévoiler. Cet agent a menti, comme a menti son commanditaire – la "Défense et la Sécurité" du Territoire national- ; un mensonge diabolique, en prétendant que nous l’avons mis sous écoute, que nous lui avons même fait écouter ses communications téléphoniques. Pour couvrir leur échec, ils ont monté cette piètre mise en scène : comme quoi, le Mouvement Al Adl Wal Ihsane est devenu une grave menace pour l’Etat et que tous les appareils et les institutions, et même les services de renseignement, sont mis sous écoute par lui. Ô Tout Puissant ! Que Ta colère et Ta malédiction s’abattent sur les félons.
Mais ces mystifications ne dispensent pas l’Etat de ses responsabilités. Nous avons été torturés et humiliés d’une façon atroce par sa Brigade Nationale. Comment donc un tel mensonge peut tromper notre vaillante Police Scientifique ? Ne serait-ce pas là un coup monté ?
Mais notre plainte est adressée à notre Créateur, Il est notre seul Protecteur.
Les sept détenus – Prison de Aïn Qadous
Mercredi 14 juillet 2010
Publié le: mercredi 21 juillet 2010






