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Par: Mohamed Lamri

ABOU BAKR ASSIDDIK
(1ère partie)

Qui est-il?

Il s’appelle Abdellah ibn Othman ibn Amer ibn Amrou ibn Kaâb ibn Louay le kôraychite At-tamimi, nommé Abou Bakr et surnommé Assiddik (le juste, le sincère, le loyal..). Son père se nommait Abou kôhafa et sa mère Oum al Khair, fille de Sakhr At-tamimia, la cousine paternelle de son père. Ses fils s’appelaient Abdallah, Asmae, Abderrahmane, Aicha la mère des croyants, Mohammed et Oum Kaltoum, que Dieu soit satisfait d'eux. Sidna Abou Bakr, que Dieu l'agrée, était aussi appelé "l"affranchi", car le Prophète (paix et bénédiction sur Lui) lui dit un jour: "Tu es l'affranchi (le délivré) de l'enfer", on disait aussi que c’est parce qu'il avait un beau visage.

Assiddik

Il a été surnommé « Assiddik » (juste, loyal) car il croyait à tout ce que rapportait le Messager de Dieu, prière et paix sur lui, surtout les événements concernant le miracle du voyage nocturne du Prophète à Jérusalem et de son ascension au ciel la même nuit. Dieu a fait son éloge dans le Coran en disant: " Et celui qui est venu par la sincérité et celui qui l'a cru"; c'est le Prophète -paix et salut à lui- qui est venu par la sincérité et c'est Abou Bakr qui l'a cru.

Il est, après le Prophète, au meilleur rang parmi la communauté musulmane. Il fut le premier à se convertir à l'islam parmi les hommes, le compagnon du Prophète lors du voyage de l'hégire de la Mecque à Médine et son successeur pour les musulmans.

Le Prophète, paix et bénédiction sur lui, a dit: « Il n'y a pas un à qui j'ai proposé l'islam sans qu'il ait un moment d’hésitation à répondre à mon appel, sauf Abou Bakr, que Dieu soit satisfait de lui ».

Assiddik et l’Appel

Grâce à la compagnie du Prophète, paix et salut à lui, il a acquis la perfection qui lui a permis de devenir le grand homme de l’appel à Dieu. Il a converti à l’islam les meilleurs hommes koraychites de la période antéislam. Ils ont répondu de leur plein gré à son appel, et sont devenus par la suite les meilleurs et grands compagnons, tels que Othmane ibn Affane, Abderrahmane ibn Aouf, Saâd ibn Abi Wakkas, Azzoubeir ibn Al-Awam et d’autres hommes de l’islam à la Mecque.

La compagnie

Son émigration (lors de l’hégire) avec Le Prophète que la bénédiction et la paix soient sur lui

Quand Dieu permit à Son Messager, paix et salut à lui, d’émigrer à Médine, celui-ci ordonna à ses compagnons d’émigrer. Abou Bakr commença alors à lui en demander constamment la permission et Le Prophète de le patienter en lui disant : « ne sois pas pressé, Dieu te trouvera peut-être un compagnon », jusqu’au moment où l’archange Gabriel, paix sur lui, descendit pour informer le Prophète que Koraych avait planifié son assassinat ; il lui ordonna d’émigrer de la Mecque et de ne pas y passer cette nuit-là. Le Prophète, que la bénédiction et le salut soient sur lui, vint alors chez Abou Bakr en pleine canicule, une heure où il n’avait jamais l’habitude de venir. Quand ce fidèle compagnon le vit, il dit : «Si le Prophète, paix et salut à lui, vient à cette heure c’est pour une affaire très importante ». A son entrée, Abou Bakr, qui était seul avec ses deux filles Aicha et Asmae, lui céda sa place. En s’asseyant, le Prophète dit : « fais sortir ceux qui se trouvent chez toi ! ». Et Abou Bakr de répondre : «Ô Messager de Dieu, ce ne sont que mes deux filles, qu’y a-t-il ? Je sacrifierais mon père et ma mère pour toi.»(expression qu’utilisaient les arabes de l’époque pour exprimer leur fidélité à quelqu’un). Il lui dit : «Dieu m’a permis de sortir et d’émigrer». Donc la compagnie ? demanda Abou Bakr. « Oui, l’accompagnement, dit le Prophète ». Aicha, épouse du Prophète, paix et salut à lui, et fille de son compagnon Abou Bakr, raconte : « Je jure que je n’avais jamais senti auparavant quelqu’un pleurer de joie comme je voyais Abou Bakr le faire ce jour-là. »

Les deux compagnons sortirent ensuite et disparurent dans la grotte dite « du taureau », les mécréants persévérèrent dans leur poursuite au point qu’ils arrivèrent jusqu’à l’entrée de la grotte. Abou Bakr dit alors au Prophète, paix et salut à lui : si l’un d’entre eux regardait à ses pieds, il nous verrait certainement. Le Prophète lui répondit : « Que penses-tu, de deux hommes si Dieu est Leur Troisième !? ». Le Coran a mentionné cette compagnie d’Abou Bakr au Prophète, lors de leur émigration de la Mecque à Médine. A son propos, Dieu a dit : «Le second des deux étant (tous les deux) dans la grotte, quand il dit à son compagnon ne sois pas triste, Dieu est avec nous ».

Sur leur chemin, quand il vit Souraka, le chasseur de prime engagé par les mécréants, il dit au Prophète : « Ô Messager de Dieu, voici notre poursuivant qui va nous rejoindre à l’instant». L’homme se rapprocha d’eux jusqu’à ce qu’il soit très près, à une distance de la longueur d’une lance ou deux, et Abou Bakr répéta la même parole au Prophète et ne put même s’empêcher de pleurer. Le Prophète lui demanda pourquoi il pleurait. Il lui répondit qu’il ne pleurait pas pour lui-même mais pour le Prophète, paix et bénédiction sur lui.

Sa place auprès du Prophète

Abou Bakr, que Dieu soit satisfait de lui, était l’un des plus proches du cSur du Prophète, paix et bénédiction sur lui, tellement proche de lui qu’il dit un jour de lui : «L’homme le plus sincère pour moi de par sa bonne compagnie et le don de ses biens est Abou Bakr, et si j’avais la possibilité de prendre un confident autre que Mon Seigneur, je prendrais Abou Bakr pour confident, mais la fraternité et l’amour de l’islam (nous lient), il ne demeurera pas une porte dans la mosquée qui ne me soit fermée, sauf la porte d’Abou Bakr » . Le Prophète, paix et bénédiction sur lui, a aussi assuré qu’Abou Bakr était le plus clément pour la communauté (c"est-à-dire le plus clément des musulmans pour la communauté musulmane), qu’il était le premier qui entrerait avec lui au paradis ; il lui dit un jour : « Ô Abou Bakr, tu seras le premier de ma communauté qui entrera avec moi au paradis» ; et un autre jour : « Tu es mon compagnon auprès du lac (au paradis), et dans la grotte ». Le Prophète le louangea maintes fois, Al Boukhari a raconté, selon Abou Ed-Dardae, Dieu soit satisfait de lui, que le Prophète, paix et bénédiction sur lui, a dit : «Me laisserez-vous mes compagnons ? J’ai dit ô hommes, je suis votre Prophète à tous, et vous avez dit : tu mens !!!! Et Abou Bakr a dit : « Tu es sincère. ».

Publié le: mardi 09 janvier 2007