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.Al Adl Wal Ihsane décide la suspension de sa participation au mouvement 20 février

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Par: Mohamed Chbani

La normalisation par le bas

Les normalisateurs sont parmi nous, nous l’avons déjà dit, car si la majorité des marocains défendent corps et âme la mosquée Al Aqsa et toute la Palestine, des voix s’élèvent ça et là de manière directe ou indirecte pour la normalisation des relations avec l’entité sioniste. D’associations de « la société civile », à certaines associations ethniques, des activistes soutenus par l’avalanche d’argent sale que leur laisse miroiter leurs sponsors d’outre mer sont en train de faire un travail d’intoxication auprès des citoyens marocains pour que ces derniers abandonnent le dernier rempart qui leur reste, à savoir le refus de toute normalisation essentiellement affective avec les spoliateurs de notre terre sacrée.

Les arguments des intrus normalisateurs ne manquent pas, tantôt ils font ça au nom du progrès et du réalisme, tantôt au nom de la lutte contre le terrorisme – que nos frères palestiniens appellent résistance à l’occupation– ; d’autres fois ils parlent des éventuels contrats de travail que pourrait générer la normalisation pour les millions de marocains au chômage et qui n’ont d’autre idée que de quitter le plus beau pays du monde, même pour l’enfer, même au détriment de leur honneur et de leurs vie ( cf. la tragédie de harragua et des pateras).

Les normalisateurs ne manquent pas de soutien -surtout étranger-, et pour ceux qui doutent encore que des mouvements occultes s’activent pour saper ce qui nous reste de notre foi et de notre honneur, il n’ont qu’à se tourner vers l’affaire qui a éclaté en plein Ramadan lorsqu’une certaine association a voulu montrer à tous que le Maroc est un pays tolérant en rompant le jeune en plein jour devant les caméras des médias étrangers.

Nous nous ne faisons aucun doute sur le timing de cette opération « coup de poing » ni sur la façon dont les activistes de cette association ont ameuté les médias étrangers, plus pour se protéger de représailles éventuelles que pour défendre leur « cause ».

Ce qui semble étonnant, c’est la manière très civilisée dont l’appareil sécuritaire a traité ces personnes. Alors que les « forces de l’ordre » ne font pas de quartier quand elles font irruption dans des assises de lectures du Coran ou lors de soirées spirituelles, ces mêmes forces ont été très galantes avec les leaders de l’association en question, galanterie dont ne bénéficient pas les femmes d’Al Adl Wal Ihsane quand elles se font arrêter pour rassemblement non autorisée ou appartenance à une organisation non reconnue.

Toujours est-il que ce genre d’associations qui se veut défenseur des droits humains et surtout défenseur du droit d’offenser les millions de marocains musulmans et pratiquants ne se voient jamais accusées d’intelligence avec un pays étranger ou au moins de tentative de déstabiliser la foi des musulmans.

Passons, les normalisateurs ne sont pas partout, mais là où il faut, pour distiller leur poison au reste des compatriotes sous divers prétextes. Ecrivains, politiciens, journalistes ou simples citoyens, les normalisateurs n’arriveront jamais à leurs fins car en plus de l’attachement indéfectible des marocains à leur foi et donc à la terre sacrée, Dieu (exalté soit-il) a mis dans le cœur des marocains un amour particulier à la ville d’Al Quods, en témoigne la présence d’un quartier qui porte toujours le nom de « Bab Al Maghariba » ou porte des marocains.

Les normalisateurs ne passeront pas, même si la pire loi de finances de toute l’histoire du Maroc post colonial est passée, cette loi qui fait la part belle aux nantis et qui oublie bien évidement les revendications des couches populaires et des différentes centrales syndicales.

Les normalisateurs ne passeront pas même si tous les partis ont cédé aux caprices du dernier né des formations politiques marocaines en lui offrant sur un plateau d’or la présidence de la deuxième chambre.

Les normalisateurs ne passeront pas enfin même si l’adoption du conseil économique et social est passée, conseil qui a été crée grâce à une technique fabuleuse qui s’appelle « copier/coller » à partir du conseil économique et social français. Il ne fait aucun doute que ce conseil n’apportera aucune valeur ajoutée réelle (et non virtuelle), comme cela a été le cas pour le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme, le Conseil Consultatif des Affaires Sahariennes, le Conseil des Oulémas, le Conseil Supérieur de l’Education, le Conseil de l’INDH, le Conseil sur les accidents de la voie publique …et j’en passe. Autant de conseils qui devraient théoriquement dispenser le gouvernement de toute activité et faire économiser à la trésorerie générale le salaire des ministres ; mais non, comme dit le dicton :"Le cœur a des raisons que la raison n’a pas"

Publié le: mardi 27 octobre 2009