Contacter nous

عربية

.Al Adl Wal Ihsane décide la suspension de sa participation au mouvement 20 février

Envoyer à un ami

Par: Ismail Wafi

Le gouvernement communique… à sa manière

L’association « Justice et Spiritualité », bien connue chez les marocains et même à l’étranger sous le nom d’Al Adl Wal Ihsane, fait l’objet de multiples exactions de la part du makhzen. A maintes reprises, en différentes occasions, dans différentes régions du pays, le mouvement « Justice et Spiritualité » a démontré qu’il est bien ancré et très apprécié grâce à ses actions et ses positions claires.

Pourtant, les membres d’Al Adl Wal Ihsane sont constamment empêchés de tenir leurs réunions, de communiquer librement avec la population, d'organiser des activités… Des milliers de procès sont intentés aux membres de l’association. Des milliers de domiciles de ses adhérents sont investis par les forces de l’ordre qui font irruption dans ces propriétés privées de jour comme de nuit. Elles arrêtent l’assistance, perquisitionnent les biens (livres, ordinateurs, CD, documents…), scellent les portes… Même des femmes et des enfants passent sous la machine répressive du Makhzen.

La suite de cette scène attentatoire, de manière flagrante, à tous les droits (droits de l’homme, libertés d’expression, libertés de rassemblement, droit des femmes…) se passe dans les locaux des commissariats où des procès verbaux bidons sont dressés. Et ce n’est pas fini. D’autres séquences de la scène se poursuivent dans l’enceinte des tribunaux. Des millions de dirhams d’amendes sont prononcés contre les partisans d’Al Adl Wal Ihsane. Sans parler des peines d’emprisonnement.

Dans la même logique répressive et restrictive de la liberté de rassemblement, de réunion et d’expression, les associations proches de Justice et Spiritualité, sont également importunées, quand elles ne sont pas carrément dissoutes.

Les organisations où s’activent des membres « adlistes » tombent également sous le joug du Makhzen. Et ce, même s’il s’agit d’organisations professionnelles ou de corporations regroupant des corps de métiers. L’essentiel pour le Makhzen c’est de rendre la vie dure au mouvement d’Abdessalam Yassine et de limiter ses actions. On cherche à l’empêcher d’entrer en contact avec le peuple à tous les niveaux.

Sauf que cela se passe en dehors de toute légalité. Ce qui pousse les décideurs à jouer de la carte de la communication pour dissimuler cet état de fait.

C’est donc normal que les pouvoirs publics cherchent à cacher par un « tamis », dit communication, « le soleil ». Espérant ainsi cacher des faits parlants. Comment s’y prennent t-ils? En décidant d’instituer une commission interministérielle pour assurer la communication autour des réalisations du gouvernement. Cette implication des différents intervenants permettrait peut être une concertation entre les différents « pions ». Et ce, pour pouvoir se concerter et voir comment cacher les différentes défaillances et atteintes au droit. Car, l’un des objectifs d’une telle commission est d’œuvrer à cacher les graves manquements au droit signalés par quelques ONG crédibles.

Quoi qu’on fasse pour camoufler les violations et atteintes aux droits, la vérité finira par éclater au grand jour.

Publié le: lundi 18 mai 2009