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Mardi 24 Safar 1431 / 09 Février 2010

.Rich ... Tentative d'arrestation des membres d'Al Adl Wal Ihsane Meknès ... la maison de M. Ibrahim Chetouani prise d'assaut par les appareils du makhzen Les étudiants de Meknès poursuivis en état de liberté provisoire Nouveau report du procès de Nadia Yassine

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Aberrant. Le makhzen condamne Omar Mohib à 10 ans de prison.

De nouveau, les autorités makhzeniennes prouvent qu’elles optent pour l’oppression, pour l’injustice et pour les violations des Droits de l’Homme. De même, la justice marocaine prouve, pour sa part, qu’elle a besoin d’une profonde refondation qui la libère de l’aveugle soumission à la volonté politiqué et aux désirs des décideurs.

En effet, contrairement aux principes de l’équité et de la justice et des faits confirmés par des témoins et prouvés par la défense, la cour d’appel de Fès a décidé, à une heure tardive le 23 avril 2009, une lourde peine contre Omar Mohib, membre d’Al Adl Wal Ihsane (Justice et Spiritualité). Il a été condamné à 10 ans de prison ferme dans le cadre de l’application de la décision de la cour suprême relative à ce dossier. Celle-ci a confirmé la décision pénale de première instance numéro 157/2007 prononcée le 11 septembre 2007 qui avait déjà prononcé la peine de 10 ans de prison ferme contre Mohib.

Ce dossier a été réexaminé par la justice après le recours qui avait été interjeté par la défense de Omar Mohib et par le parquet.

Rappelons que l’accusation contre Mohib s’est exclusivement basée sur la déposition d’un témoin qui avait déjà été déclaré coupable dans la même affaire; celui-là même qui avait porté plaine contre Mohib. Notons au passage que ledit témoin appartient à un courant politique opposé à celui de l’accusé.

Pour sa part, la défense a présenté plusieurs témoins qui ont certifié que l’accusé était absent des lieux du crime au moment des faits et qu’il participait en leur compagnie à une activité estudiantine qui avait lieu à Casablanca.

Rappelons aussi que Omar Mohib avait été condamné, en appel, à deux ans de prison ferme. Alors qu'il avait été condamné, en première instance, par la même chambre, à 10 ans de prison ferme.

Le procès a été engagé par le Makhzen depuis le 15 octobre 2006. Omar Mohib avait été arrêté sous prétexte d'un soi-disant avis de recherche lancé à son encontre depuis 1993, en relation avec les évènements universitaires. On lui avait collé l'accusation d'avoir tué un étudiant appartenant au courant de la gauche dans le cadre de la campagne lancée par le makhzen et qui se poursuit encore contre les membres de Justice et Spiritualité.

Omar Mohib avait été arrêté sur une place publique de la ville de Fès, suite à un assaut des forces de l’ordre contre une exposition de livres que l’intéressé avait coutume d’organiser depuis des années afin de contribuer à l’activité culturelle de la ville. Arrêté par les autorités locales, il a été présenté devant la police judiciaire. Il a été surpris de découvrir qu’il était recherché dans une affaire de meurtre datant de plus de 13 ans, depuis temps où il était encore étudiant à l’université. Il avait été également informé qu’il était en état de fuite. Or, Monsieur Mohib avait, depuis les "faits" en question, poursuivi ses études de façon normale jusqu’à la licence, s’était marié, et la famille qu’il a fondée menait jusqu’alors, son train de vie normal dans la ville de Fès. D’ailleurs, il avait monté, durant cette période un commerce au grand jour. Il avait, en outre été victime d’un grave accident de la circulation dont la police avait assuré les procédures sans qu’on l’informe qu’il était sujet à quelque poursuite que ce soit.

En fait, tout cela montre qu’il s’agit là d’un pur procès politique contre la Jamaâ.

Publié le: mardi 28 avril 2009